La gentillesse, quelle valeur au travail ?

Par le 12 novembre 2018

C’est en échangeant avec des participantes dans différentes formations pour les assistantes que l’idée m’est venue de relayer leurs remarques à ce sujet.

Que ce soit en formation pour améliorer les relations du binôme assistante / manager, en formation gestion du temps ou assistante de direction, nous abordons inévitablement le thème des relations au travail et surtout comment les améliorer.

Sandra : Ça doit toujours venir de nous !

Il est vrai que l’assistante est au cœur des relations avec les managers, les équipes. Sous la pression, elle doit tout faire pour les faciliter même si c’est parfois difficile.

Et en même temps impulser, nourrir des relations constructives basées sur la confiance, l’écoute et l’empathie mène au respect, à la compréhension mutuelle et au final, à l’efficacité des équipes. C’est bien ce que l’entreprise et ses membres recherchent.

Depuis 2012 Google fait référence suite à une étude grande ampleur (projet Aristote) pour répondre à la question : Qu’est-ce qui fait qu’une équipe de travail est efficace ?

Le résultat est édifiant !  Il ne suffit pas de mettre ensemble les meilleurs individus pour faire la meilleure équipe…

Ce qui fait toute la différence, c’est la sécurité psychologique : un climat caractérisé par la confiance interpersonnelle et le respect mutuel, dans lequel les gens se sentent à l’aise.

Sophie : Quand on est gentil, on passe pour un faible ou un niais !

Cette idée reçue renvoie à une autre idée reçue : notre société valoriserait la compétition, la réussite, et cela passerait par l’écrasement des autres, sous-entendrait calcul, méchanceté et cynisme.

Or être gentil c’est au contraire s’affirmer, affirmer sa bienveillance, sa générosité, et son altruisme.

Le site dédié à la journée de la gentillesse nous propose même une définition de la vraie gentillesse dans cet article : Qu’est-ce que la vraie gentillesse ?

Noémie : Nous sommes souvent considérés comme les « non productifs »

Tout ce travail qui consiste à tisser des liens, des relations dans l’entreprise, n’est pas reconnu comme une valeur, nous sommes considérés comme des « non productifs ».

 Pour Noémie, j’ai trouvé cet article partagé récemment sur un réseau professionnel sur le thème du bien-être au travail. C’est un hommage aux « Glu people » ce que je traduirai par : ceux qui contribuent à la cohésion : On a perdu Mathilde, hommage aux Glu people

En conclusion:

Tout comme Stephen Covey qui a écrit en 1989 « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent », je reste persuadée que la gentillesse contribue à établir des relations interdépendantes de qualité. Elle alimente notre « compte affectif » , celui dans lequel nous déposons le produit de nos relations humaines. Ce compte, s’il est positif, nous permet d’aller y puiser des ressources indispensables en cas de besoin.

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