Assistante indépendante : un métier dans l’air du temps

Par le 12 septembre 2011

Vous en avez assez de travailler en entreprise ? Vous voulez être votre propre patron ? Le métier d’assistante indépendante est peut être fait pour vous.

Cette profession est dans l’air du temps. Selon une enquête récente, 30% des assistantes verraient dans les années à venir leur métier évoluer vers le statut d’indépendant. (Enquête Cegos/Euma « Radioscopie des assistantes » avril 2011.)

Je vous propose aujourd’hui de découvrir le parcours de Stéphanie Will qui travaille en indépendante depuis 3 ans.

Stéphanie a monté son agence SW&vous après une expérience en entreprise en CDD sur de gros projets.

Une activité de coordination de projet

L’assistanat indépendant consiste principalement en une activité de coordination de projet. Stéphanie travaille sur des projets business development et communication corporate, son expertise de base.

Elle assiste le plus souvent un chef de projet et une équipe assez nombreuse, puisque sa taille est au moins de 10 à 20 personnes.

Son rôle est d’assurer le lien entre des experts qui travaillent souvent de manière isolée et interviennent à des moments différents sur le projet.

Il lui faut pour cela avoir une vue d’ensemble du projet, de son contenu et des outils de gestion de projet. Elle anime la communication au sein de l’équipe projet à l’aide d’outils de travail collaboratif.

Au-delà de cette activité de coordination, elle est également un contributeur au projet et un producteur de contenus. Elle se doit d’alerter le chef de projet en cas de dérive, mais ne contente de remonter les problèmes : elle propose des solutions.

Pour que la collaboration fonctionne, il est indispensable pour elle de partager la vision du chef de projet. Une relation qualitative et valorisante qui repose sur beaucoup de transparence, de confiance et de confidentialité.

Précisons que l’assistanat indépendant n’a rien à voir avec le télé-secrétariat. Les télésecrétaires s’occupent principalement de suivi administratif, de gestion comptable ou juridique. Elles ont, de plus, une image de manque de sérieux à laquelle il faudrait que la profession remédie.

Un poste clé

L’assistante est le point central de l’équipe projet. Elle insuffle un esprit d’esprit, une ambiance de bonne humeur. Elle participe à la créativité collective lors des réunions d’équipe.

Des réunions qui d’ailleurs ne pourraient pas se faire sans elle. Elle est systématiquement présente autour de la table, même si son organisation personnelle doit en souffrir.

Des clients recrutés par le bouche à oreilles

80% des entreprises qui ont recours à l’assistanat indépendant sont de petites entreprises qui n’ont pas la capacité de gérer leurs projets en interne.

Le risque qu’elles prennent en confiant la gestion de leurs projets est important, d’où la nécessité pour elles d’avoir une pleine confiance dans le prestataire choisi. La meilleure source pour elles est encore le prestataire qui est recommandé par quelqu’un que l’on connait bien et qui se trouve dans la même situation. C’est pourquoi la vente des projets se fait pour Stéphanie par parrainage, par réseaux, de bouche à oreilles.

Les difficultés du métier

Tout d’abord, il faut vendre et vendre à bon prix. C’est la dimension commerciale du métier : il faut trouver des clients et défendre son prix. Pour que l’activité soit rentable, il est important de faire rentrer de grosses commandes portant sur des projets sur le long terme, de l’ordre de 18 mois. Ce n’est pas nécessairement facile de trouver des équipes qui ont conscience de l’intérêt de l’assistanat de projet. Il faut parfois longuement expliciter les bénéfices apportés au client.

Une fois le chantier vendu, il faut savoir faire sa place au sein de l’équipe projet. Cela demande beaucoup de savoir être, il est nécessaire de savoir manier autorité et douceur et surtout gagner la confiance. Stéphanie a suivi plusieurs formations de développement personnel pour être tout à fait à l’aise dans ce domaine incontournable.

Si c’était à refaire ?

« J’adore ce que je fais ! » déclare Stéphanie. « Dans mon activité, la frontière entre vie professionnelle et vie privée est floue et j’aime ça ! »

Elle n’était pas une créatrice d’entreprise née. L’idée de monter son agence lui est venue devant la difficulté à se faire recruter en CDI dans la communication avec un BAC +2. Et ce, malgré une expérience de gestion de gros projets menée en CDD.

La création de son agence lui a permis de s’affranchir du poids du diplôme, très présent dans la mentalité française. En effet, quand on vend une prestation à une entreprise, on est acheté pour le service que l’on vend, pas pour son diplôme. Le rapport avec l’entreprise est tout à fait différent de ce qu’il est lors d’un recrutement. Ce qui compte, c’est la qualité de ce que l’on propose et non son âge, son sexe, son diplôme ou son lieu d’habitation.

Christine Harache

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Exoticbird Il y a 2 années

Bonjour je suis assistante polyvalente salariée en 4/5 et débute des missions d assistante indépendante.je souhaite développer cette activité afin de pouvoir démissionner de mon CDI. y a t il un organisme pour coacher les assistantes indépendantes ?

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Appelle-Emilie Il y a 3 années

Une urgence, un besoin ponctuel ou régulier ?

Vous manquez de personnel, votre secrétaire est surchargée ou absente…
Les tâches administratives vous dépassent et vos papiers s’accumulent…
Une fuite d’eau, des encombrants à débarasser, une piscine à entretenir…

Vous cherchez une personne de confiance pour gérer vos affaires et vos relations avec les tiers… Ayez le bon réflexe : « Appelle-Emilie.com » !

Je m’appelle Emilie, et j’assiste les artisans, les libéraux, les petits patrons, les particuliers, les propriétaires d’immobilier locatif, dans la gestion de leurs affaires quotidiennes.

J’interviens directement pour certaines prestations, ou je sélectionne des partenaires de confiance dont je coordonne l’activité pour vous assurer une prestation clé-en-main. Dans tous les cas, je suis votre unique interlocuteur.

La liste des domaines dans lesquels je peux vous porter assistance est longue, si vous pensez à quelque chose qui pourrait vous faciliter la vie, contactez moi et nous en discuterons.

http://www.appelle-emilie.com/

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Cop Il y a 4 années

Bonjour Marion,J’ai regarde9 le peeimrr lien. J’en comprends une bonne partie – e7a m’a rafraeechi mes cours d’hydrostatique – mais e7a ne parle pas de ce qu’on cherche… La personne qui posait la question cherchait e0 connaeetre la pression au centre (plein) de la Terre, soit un demi-tunnel rebouche9 avec Lorette au fond. c7a ne marche pas avec ce que l’on cherche, puisque la densite9 volumique (de masse) est e0 peu pre8s constante pour les incompressibles (solides et liquides), contrairement aux gaz. Avec P = Po + rho.g.R et PV = nRT on peut peut-eatre s’en sortir, en faisant des suppositions sur la tempe9rature qui dilate les gaz et diminue la pression d’en dessous. Mise8re, c’est hyper complique9.Le deuxie8me lien ne marche pas, e7a nous ame8ne sur un .gif (blanc).Si on ne trouve pas de solution (hypothe8se probable), voile0 ce que Wikipedia dit de la sonde de Galileo : »An atmospheric probe was released from the spacecraft in July, 1995, entering the planet’s atmosphere on 7 December 1995. After a high-g descent into the jovian atmosphere, the probe discarded the remains of its heat shield, and it parachuted through 150 km of the atmosphere, collecting data for 57.6 minutes, before being crushed by the pressure & temperature to which it was subjected (about 22 times Earth normal, at a temperature of 153 oC). »

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debarnot Il y a 5 années

Bonjour, je suis assistante dentaire indépendante depuis le mois de mai 2014, et formatrice en parallèle à Paris pour de futures assistantes dentaires. J’interviens en remplacements plus ou moins longs (arrêts maladie, maternité, sur activité…).
Mon statut est celui d’auto-entrepreneur.
Riche d’une expérience de 23 années en omnipratique, chirurgie, implantologie, greffe, prise en charge des enfants, j’apprécie de dépanner souvent dans l’urgence les praticiens, et de permettre à une assistante en poste de partir en congés maternité sereine. J’habite Lyon, et je peux éventuellement me déplacer.
N’hésitez pas à me contacter
Patricia
facebook : Patricia Dbt
Bien cordialement et peut-être à bientôt !

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    Stéphan Il y a 4 années

    Bonjour, je suis assistante dentaire dans le Finistère, je souhaite devenir indépendante . Puis.je vous contacter pour avoir vos impressions, et peut être vos conseils.
    Cordialement ,
    Mme Stéphan Marie .Annick

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melanie Il y a 6 années

Bonjour, je suis assistante de direction en phase de licenciement suite a une annee de pause (conge mat et parental pour mon 3eme enfant).
Ce passage professionnel me donne envie de me lancer dans l assistanat independant.
Creer ma boite ne me fait pas peur mais je ne sais pas du tout comment faire!
Est ce que vous auriez des conseils a me donner?
Je pense démarrer en auto entrepreneur comme ca je pourrais cumuler avec le chomage pour les premiers mois.
Comment avez vous fait pour vous faire connaitre?

Je suis un peu perdue mais je suis tres motivée!!,,

Merci pour votre aide
Mélanie

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palem Il y a 6 années

bonjour
actuellement assistante dentaire en cabinet depuis 12 ans j’aimerais me mettre independante en auto entreneur j’ai besoin de conseils sur les demarches et le fonctionnement
avec mes remerciements
Gaëlle Palem

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LE POITVIN Il y a 7 années

Bonjour,
article intéressant.
Les commentaires précédents ne sont pas nouveaux.
Vous retrouverez un groupe d’assistantes indépendantes sur le site http://www.lexiris.fr/

Bien cordialement.
Florence

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Christine Harache

Christine Harache Il y a 7 années

Bonjour Rachel,
Bien sûr, ce blog est toujours actif. Je publie toutes les semaines.
N’hésitez pas à poster vos questions et commentaires. J’y répondrai si je peux. Sinon, un autre internaute aura peut-être une réponse
à bientôt
Christine

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Rachel Il y a 7 années

Bonjour,

Est ce que ce blog est toujours actif??

Car certes j ‘arrive un peu tard….mais chaque chose en son temps…
Et j’aurai beaucoup de questions suite a cet article et à tous commentaires!!

Merci!

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Christine Harache

Christine Harache Il y a 7 années

Bonjour,
Ce blog parle du métier d’assistante.

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bosche Il y a 7 années

bonjour,
Je doit être stupide mais de quel métier parle votre blog !!!

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Stéphanie Will Il y a 7 années

Chère Christine,

… Oui, même si c’est encore balbutiant, faute de temps – de mon côté – pour donner à cette commission toute la dimension qu’elle mérite.
Mais c’est un « Work in progress » que j’ouvre volontiers aux télésecretaires qui veulent travailler à leur image et leur positionnement, au-travers de la FFMAS.

Nous aurons plaisir à nous retrouver à Toulouse le 15 juin prochain ! 🙂

Bien à toi
Stéphanie.

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Christine Harache Il y a 7 années

Merci Stéphanie de cette réponse complète et précise. J’apprends avec plaisir que la FFMAS a créé une commission « Entrepreunariat » dont elle t’a confié la responsabilité. Nulle doute que les choses évoluent dans le bon sens.
Christine

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Stéphanie Will Il y a 7 années

Chère Florence,

Je crains d’être à l’origine de la discorde, car c’est effectivement moi qui ait dit ce que vous relevez à Christine Harache, en interview. Le simple constat d’une TPE sur les autres TPE, que Christine a jugé suffisamment intéressant pour le faire remonter, bien que polémique – ce que je conçois.

Pour replanter le décor, je ne suis pas assistante de direction de formation.
Je me suis formée à la communication des entreprises, et ma carrière professionnelle m’a conduite à être assistante de communication (plus dans le sens de « junior »), puis assistante – coordinatrice projet, et enfin gérante de société au sein de ma TPE (de 3 ans, ces prochains jours).

Mon offre et mon positionnement commercial sont celui d’une assistante, car je suis persuadée que ce beau métier, foncièrement de service, est un travail d’expert, et que sa contribution au succès des individus et des équipes en fait un métier valorisant et valorisable. Mais mon observation reste celle d’une jeune entreprise solo, ni plus ni moins.

Mon constat est triste et potentiellement injuste, je vous l’accorde.
Mais il repose sur quoi ? Sur l’observation du marché. J’ai malheureusement vu pléthore de plaquettes commerciales sans mentions légales et avec des tarifs au ras des pâquerettes, et j’ai entendu nombre de femmes mettre en avant leur famille dans le choix d’exercer le télésecrétariat, ce qui n’est pas un argument prompt à séduire les entreprises clientes.
Cela a bel et bien dégradé l’image de la télésecrétaire, qui est une expertise qui n’a pas su prouver aux entreprises qu’elle était évolutive et potentiellement innovante. Ne serait-ce que pour se maintenir sur le marché !

Loin de moi l’idée de mettre toutes les télésecrétaires dans le même panier. En revanche, la réputation est un problème qui éclabousse tout le monde, que ce soit mérité ou non, et je crois effectivement que les télésecrétaires doivent travailler à redorer leur image.

Ce que je constate sur le marché, c’est que les « nouvelles télésecrétaires », les nouvelles arrivantes sur cette famille de métiers, se présentent davantage comme « assistante(s) indépendante(s) », et injectent plus de marketing et d’expertise métier, de spécialité, dans leur communication. Non pas que toutes doivent basculer « assistante indépendante » dans le vocable, mais cette évolution nous dit quelque chose de l’intitulé « télésecrétaire » qui a pris un coup (le revers de la médaille dans un métier où les femmes ont été pionnières dans l’indépendance, depuis près de 15 ans : Bravo à elles !).

Donc le « débat » ne fait que commencer. Je suis très attentive au positionnement des femmes télésecrétaires / assistantes indépendantes, car la FFMAS m’a confiée la commission « Entrepreneuriat » et que je suis en veille sur cette réalité et ses évolutions. N’hésitez pas à contribuer en m’écrivant, notamment, à l’adresse contact @ stephaniewill.fr et en continuant de commenter le blog de Christine Harache.

Bien sincèrement,
Stéphanie Will

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Christine Harache Il y a 7 années

Bonjour,
Je ne connais pas dans le détail la profession de télésecrétaire. Vous avez certainement remarqué que cet article était l’interview d’une assistante indépendante. Je dois reconnaitre que j’ai appris grâce à elle les problèmes de réputation du télésecrériat. Je vais lui laisser la parole pour vous apporter les précisions que je ne pourrai pas vous apporter. Elle va vous répondre très rapidement.

La FFMAS représente TOUTES les assistantes et secrétaires quel que soit leurs statut. Cette fédération fait un excellent travail pour valoriser et crédibiliser les métiers de l’assistanat. Y adhérer constitue certainement une garantie de sérieux. Toutefois, je ne sais si on peut considérer que la fédération représente le télésecrétariat.

Les certifications (Voltaire et Microsoft) que vous évoquez me paraissent également de nature à inspirer confiance à un éventuel client. Le cas échéant, les certifications en langues peuvent également être utiles.

Sans être une spécialiste de la réputation des entreprises, il me semble qu’un engagement de qualité officiel de la profession serait de nature à inspirer confiance à d’éventuels clients. Existe-t-il un syndicat ou une association du télésecrétariat ? Si oui, ce serait à cet organisme de créer cet engagement qualité, sorte de certification de la profession. Les entreprises de télésecrétariat pourraient (devraient) adhérer à cette charte.

Il faudrait l’élaborer sur la base des lacunes qu’on peut constater et des attentes des clients.

Pourquoi ne pas commencer pour votre propre entreprise ?

A vous lire

Christine

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LE POITVIN Il y a 7 années

Bonjour Madame Harache,
J’aurais souhaité une réponse de votre part à mon précédent commentaire.
Je disais que, comme dans tous métiers, il y a les charlatants d’un côté, et les professionnels de l’autre.

Le jugement que vous portez sur les télésecrétaire mérite un débat.

Il y a des valeurs dans notre métiers qui se perdent à cause d’autres personnes donnant justement une mauvaise image de la profession.

La solution serait peut-être d’adhérer à un cercle, une fédération (elle existe : FFMAS).
De plus, faire certifier certaines compétences fondamentales, offre la garantie d’un certain niveau professionnel technique.
Par exemple : Certification Voltaire pour le niveau d’orthographe, Certification Microsoft Office. 2 compétences fondamentales dans la profession.

Qu’en pensez-vous?

Bien à vous.
Florence Le Poitvin

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Cécile Il y a 7 années

Bonjour Florence,
Etant dans la boucle d’échanges sur cet article, et Assistante de Direction moi-même, j’ai lu votre message avec attention et vous rejoins sur le fait qu’il ne faut pas nous mettre toutes dans le même panier, il est facile de s’improviser secrétaire ou assistante et de casser les prix du marché.
Je ne connaissais pas la franchise de télésecrétariat, ça m’intéresse beaucoup !
J’ai besoin de plus d’expérience, mais j’envisage l’indépendance dans quelques années, j’y pense déjà depuis longtemps.
Bien à vous,
Cécile

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LE POITVIN Il y a 7 années

Je suis désolée, il est tard, j’ai fait 3 fautes dans mon précédent message…

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LE POITVIN Il y a 7 années

Bonsoir,

Pour répondre à votre jugement sur le télésecrétariat disant :
« Les télésecrétaires s’occupent principalement de suivi administratif, de gestion comptable ou juridique. Elles ont, de plus, une image de manque de sérieux à laquelle il faudrait que la profession remédie. »

Nombreuses sont celles qui s’invente « secrétaire », et nombreuses sont celles qui pratiquent des tarifs bas gagner un mamximum d’affaires.
J’ai découvert un site de télésecrétariat qui propose au milieu médical un taux horaire à 8,50 €uros !!

Assistante de Direction expérimentée et polyvalente, plus de 20 années d’expérience, j’ai construit mon parcours professionnel dans différents secteurs : aéronautique, communication, industriel, télécom, juridique, immobilier, audiovisuel, médical, dans le cadre de deux contrats à durée indéterminée de 9 ans, 1 contrat à durée déterminée de 12 mois et diverses missions d’intérim de 2005 à 2011 (+ 3 ans de congés parental).

Aujourd’hui, j’ai décidé de créer mon auto-entreprise de télésecrétariat pour concilier ma vie professionnelle et familiale.
Je me sens « ternie » par la mauvaise image de marque qu’à la télésecrétaire, bien que je propose d’autres prestations, alors que je suis professionnelle et compétente.

Il ne faut pas pour autant mettre tout le monde dans le même panier.

La franchise ASSISTEA par exemple en fait l’exception et donne une bonne image de marque du télésecrétariat.
http://www.assistea.fr/as_le-reseau-collaborer

Qu’en pensez-vous ?

Il faut effectivement défendre notre profession contre les dérives actuelles.

Je vous remercie de votre attention.
Cordialement
Florence Le Poitvin

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Frenchie 🙂
Oui je me souviens bien à présent, notamment de ta photo dans un Starbuck !
Tu sais, en 4 ans, beaucoup d’offres innovantes comme la tienne on fait le chemin dans l’autre sens car le marché français est très peu mûr pour tant de nouveautés… Mais ce n’est que partie remise j’en suis certaine, pour beaucoup d’entre elles, et dans tous les cas, oui je pense qu’être Office Manager peut être un super poste, où les qualités de l’indépendant doivent être bien utilisées.

Très bonne continuation,

Stéphanie.

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Cécile Il y a 8 années

Chère Stéphanie,
J’étais Frenchie, qui se rêvait en personal shopper à Londres…Alors je suis toujours passionnée de mode, j’adore toujours autant Londres, mais je suis redescendue sur Terre ! 😉
Plus sérieusement, je n’étais pas prête et avoir une solide expérience pour appréhender autrement l’indépendance était plus « intelligent ». Je suis aujourd’hui assistante de direction, plutôt « office manager », et j’adore ce job alors que je ne m’y voyais pas du tout ! Comme quoi…
A très vite,
Cécile.

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Chère Cécile,

… Je n’arrive pas à vous identifier ?…
C’est bien d’avoir eu le courage de retourner dans le salariat. On parle du courage du créateur mais regarder la réalité en face et viser la rentabilité dans sa vie professionnelle est un très bon réflexe. Trop de créateurs s’enfoncent parce qu’ils craignent l’étiquette de l’échec en retournant dans le salariat, alors que ce n’est qu’une réorientation stratégique !
Et c’est bien aussi de garder en tête la possibilité de devenir indépendante, car une carrière est longue et à épisodes, et il faut s’envisager comme un puits de ressources en devenir 🙂
A bientôt j’espère,

Stéphanie.

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Cécile Il y a 8 années

Bonjour,
Avec un peu de retard je lis cet article, vraiment très intéressant !
J’avais envisagé l’indépendance il y a quelques années, après un licenciement, mais je n’étais pas prête. J’avais créé un blog (que j’ai délaissé faute de temps) et avais été en contact avec Stéphanie qui est vraie pro qui ne lâche rien et qui est très active sur le net.
Je suis revenue au salariat depuis presque 4 ans et j’ai bien évolué. Malgré tout, l’indépendance ne quitte pas mon esprit pour tout un tas de raison, et un jour, je serai prête.
Merci pour cet article.
Cécile.

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Chère Léa,

La réponse que l’on vous a faite est assez scandaleuse si l’on se fie à l’expertise qui est demandée (et attendue).
Il faut savoir que 25 EUR de l’h est vraiment « premier prix » dans la catégorie acceptable. En-dessous / 20 euros, 15 euros, j’ai même vu 12 EUR de l’h, c’est ce que j’appelle casser les prix.

25 EUR est un tarif acceptable par une débutante dans l’indépendance qui doit se faire un carnet d’adresse et gagner la confiance. Mais sur des missions d’exécution pure et à court terme (1 an max.). 30 à 35 EUR de l’heure est le tarif qui permet à une indépendante de progressivement s’installer et de compter vivre de son travail.
Donc à vous de mener finement la négociation mais ne passez pas de 35 à 25 sous prétexte que c’est ce qui est proposé. Valorisez votre savoir-faire, donner vos références qui justifieront un travail impeccable et qui vaut d’ores et déjà 30 EUR de l’h sur le marché.
Sans dénigrer la concurrence, affirmez qu’à compétences égales, le professionnalisme et la loyauté à accomplir un travail ficelé du premier coup n’est pas aussi bien partagé sur le marché. Vous devez convaincre de votre engagement personnel et professionnel à faire du bon travail, efficace et immédiatement exploitable : c’est cela qui a de la valeur.
Quelle que soit la négociation, descendez le moins possible de vos 35 EUR mais trouvez une astuce commerciale pour que le client se sente gagnant – offrir un service, packager exceptionnellement votre offre (coupler un service avec un autre sans surfacturation), faire un essai bref sur 28 EUR de l’h… A vous de voir !

Bon courage.

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Léa Il y a 8 années

Bonjour Stéphanie,
Je rebondie sur votre point où vous expliquez que trop d’assistantes cassent les prix.
On m’a proposé de travailler comme assistante indépendant avec des missions de gestion administratives, de créativité qui incluent analyse, recherche et création et aussi de la négociation de tarifs.
Je ne connais pas bien les tarifs mais après avoir pris en compte de nombreux facteurs j’ai proposé un tarif de 35 € de l’heure. On m’a répondu négativement en me disant que pour les mêmes compétences que les miennes (je suis actuellement assistante de PDG), le tarif est de 25€ l’heure !
Je trouve cela totalement sous évalué !
Pensez vous que mon tarif est trop élevé ?
Merci d’avance pour votre réponse.
Léa

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Léa Il y a 8 années

Bonjour Stéphanie,
Un grand merci d’avoir répondu si rapidement et de m’avoir apporté ces informations qui me sont trèss précieuses.
Léa

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Chère Léa,
Il est difficile de recommander à quelqu’un un statut juridique, car ce choix s’opère en fonction du potentiel de votre nouvelle activité à être rentable rapidement, et du contexte de votre création – situation personnelle, notamment.

Si vous vous sentez à l’aise avec l’appellation « Freelance », sans doute êtes-vous une bonne candidate pour l’immatriculation en nom propre, de type profession libérale / entreprise individuelle, sur laquelle vous pouvez greffer le régime fiscal MICRO si vous attendez des rentrées modestes d’ici aux 12 prochains mois.

Si vous ciblez pour clientes des entreprises un peu importantes en taille, ou répondre à des appels d’offre, immatriculez une société de type EURL. Vous aurez le droit de communiquer sur le fait d’être une SARL, et cela peut aider en terme d’image.

Je ne recommande pas spécifiquement l’auto-entrepreneur, sauf si vous maintenez une activité à temps partiel, dans ce cas le cumul des deux est intéressant. Le portage salarial est une solution de transition, très acceptable pour tester votre activité.

Mais si vous avez l’ambition de devenir et de rester freelance – au moins les 5 prochaines années, bâtissez un projet qui vous permette de vous verser une rémunération sous un an, en ayant bien planté le décor d’une entreprise. Pour le mental et pour l’image, c’est important de ne pas sembler trop vulnérable lors de la phase de démarrage.

Si vous vous posez beaucoup de questions sur l’auto-entrepreneur, je vous recommande la lecture de ce site qui sera de bon conseil : http://www.planete-auto-entrepreneur.com/
Pour tous les autres statuts, le site de l’APCE vous renseignera très bien : http://www.apce.com/

Excellentes fêtes de fin d’année ! 🙂
Stéphanie.

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Léa Il y a 8 années

Bonjour,
Je projette de débuter en freelance dès janvier et me renseigne activement sur les différents types d’entreprise.
Pourriez vous m’indiquer quel a été votre choix et pour quelles raisons (avantages/inconvénients) ? : auto-entrepenariat, portage … ?
Cela me serait d’une grande aide.
Bien cordialement
Léa

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Chère Josiane,

Loin de moi l’idée de fustiger les demandeurs d’emploi qui deviennent des indépendants : je fais moi-même partie du bataillon.

Mais basculer sur une offre de service, vendue à des clients, à partir de laquelle on se versera soi-même son salaire en assumant ses charges, est une démarche qui porte à lourdes conséquences.
Je déplore vivement que trop de jeunes femmes se lancent en ne voyant que le miroir aux alouettes de rester chez soi. Et se disent que, finalement, faire payer 20 à 25 EUR de l’h des prestations qui ressemblent à ce qu’elles faisaient auparavant dans l’entreprise est plutôt une bonne manne.

Si l’on n’a pas été confrontée à cette nouvelle concurrence, je comprends que le phénomène ait pu échapper.

Bien sincèrement,
Stéphanie.

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Josiane KLEIN Il y a 8 années

Bonjour Stéphanie,

La remarque concernant les télésecrétaires ne m’a pas vexée, mais surprise parce que je n’avais pas encore eu cette impression de manque de sérieux, en tout cas pas de retour de la part de clients potentiels. D’où ma demande d’explications.
Merci d’y avoir répondu. Je suis d’accord concernant les personnes mal préparées à l’indépendance, mais je comprends aussi que celles qui sont au chômage et cherchent désespérément un poste se tournent vers cette possibilité, qui semble a priori facile. D’ailleurs je me suis moi-même mise à mon compte à défaut de trouver un poste, j’avais cependant déjà une longue expérience, et notamment une expérience de télétravail.
Bonne continuation et bon courage à toutes
Josiane

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Stéphanie Will Il y a 8 années

Bonjour,

Malheureusement mon précédent commentaire n’est plus consultable. J’essayais d’y expliquer qu’en pendant de cet article plutôt très valorisant pour mon activité, je travaillais depuis bel et bien trois ans et notamment sur mon positionnement commercial (ce qui suppose de la « web-réputation », entre autres) – ce que mon site vitrine ne présente actuellement pas.

Je comprends après coup que je peux vexer sur cette brève remarque concernant les télésecrétaires.

Sans doute que le lectorat de ce blog n’est pas du tout concerné par mes récentes observations, mais le marché est inondé depuis quelques années par des personnes mal préparées à l’indépendance, qui n’ont pas marketé leur offre, pas étudié leur marché, et qui n’ont trouvé comme positionnement que de casser les prix. Cela a participé à ce que le travail soit attendu désormais par les clients à bas coût, et a alimenté une réputation sous-entendant que ce type de prestations et les personnes un peu légères l’exerçant (pas de mentions légales et j’en passe) n’étaient pas sérieuses.

Soyons claires : dans le milieu de l’entreprise, des tarifs élevés, ou du moins bien défendus, contribuent à l’image de sérieux du prestataire. Nombre de télésecrétaires ont renoncé à ce « combat » et ont alimenté la machine à perdre. Du coup, je constate aujourd’hui que ce sont celles qui se positionnent comme « assistante indépendante » qui osent le combat des prix et la valorisation de leur savoir-faire. Bien souvent, d’ailleurs, c’est celui d’une télésecrétaire qui a su marketer son offre.

En espérant avoir été plus claire et moins offensente.

Bien sincèrement,

Stéphanie.

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Josiane KLEIN Il y a 8 années

Bonjour,

Je suis étonnée de lire que les télésecrétaires ont une image de manque de sérieux. Je n’ai pas eu l’occasion de ressentir cela. Par contre, je suis tout à fait consciente que, comme dans toutes les professions, certaines personnes sont compétentes et d’autres beaucoup moins.

Le témoignage de Stéphanie est très intéressant. Il montre qu’on peut vendre des prestations très intéressantes en tant que travailleur indépendant. J’ai personnellement souvent l’impression qu’en tant que télésecrétaire, on est cantonnée aux tâches d’exécution (saisie, transcription de dictées, …) puisqu’il est difficile d’être impliquée dans l’entreprise quand on ne travaille qu’occasionnellement pour elle (je fais de plus en plus de traductions et de moins en moins de télésecrétariat).

Et je suis tout à fait d’accord que quand on vend un service, bizarrement personne ne nous demande notre âge, notre diplôme, et toutes les questions détaillées auxquelles il faut répondre lors d’un entretien d’embauche.

Cordialement
Josiane

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Michèle SCHEURER Il y a 8 années

Merci pour cet article.
Un bémol, toutefois : nous sommes aujourd’hui le 12 septembre et sur le site de SW & Vous on peut lire : « La V4 du site est actuellement en construction. Rendez-vous vendredi 26 août pour la rentrée de SW & Vous ».
Sans rancune.

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Julie – My Little Office Il y a 8 années

Article et témoignage très intéressant, merci !

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