Des assistantes plutôt optimistes pour l’avenir du métier

Par le 21 avril 2011

L’Observatoire Cegos et l’association EUMA (European Management Assistants) viennent de réaliser leur 5ème enquête sur le métier des assistantes.

Le thème de l’enquête est le suivant :  » Quelle valeur ajoutée pour l’assistante en 2011 ?  » Nous avons cherché à savoir comment les assistantes percevaient leur rôle dans une entreprise régie par les technologies de l’information et de la communication et auprès de collaborateurs très autonomes.

Les résultats de l’enquête ont confirmé ceux des enquêtes précédentes. Dans leur majorité, les assistantes apprécient leur métier. Elles ont une vision majoritairement optimiste de son avenir. Ce qui n’empêche pas des inquiétudes de s’exprimer.

Le métier d’assistante a de l’avenir

 En dépit des discours alarmistes de certains, la majorité  des assistantes continue à penser que le métier a un avenir. Il est vrai que la disparition annoncée de l’assistanat est un « serpent de mer » qui resurgit régulièrement depuis 30 ans, sans que les faits lui aient vraiment donné raison.

Plus d’une assistante sur deux pense que l’avenir va lui réserver des opportunités de développement : plus de responsabilités, d’autonomie et de polyvalence, la spécialisation dans un domaine : juridique, ressources humaines, management de projets ou d’équipe, voire  un véritable rôle de bras droit ou d’adjoint du manager.

Elles ont confiance dans leur capacité à faire face à des évolutions qui pourraient sembler menacer la raison d’être de leur métier : la diffusion massive des TIC et l’arrivée dans les entreprises de collaborateurs et managers très autonomes.

Les évolutions technologiques auraient plutôt tendance à renforcer leur rôle. Les outils du web 2.0 font partie de leur quotidien et elles expérimentent le télétravail. Elles restent le garant de l’information et de l’organisation de l’équipe. Les évolutions apparaissent essentiellement comme un moyen de gagner du temps sur des tâches basiques et de se consacrer à des activités plus valorisantes déléguées par le manager.

L’arrivée de la génération Y est vécue comme une opportunité. L’assistante a bien compris que l’arrivée des « Y » dans l’entreprise allait faire évoluer son métier. Elle se voit un rôle particulier à jouer auprès d’eux et notamment par l’apport de la connaissance de l’entreprise, de sa culture et de ses codes. Elle a aussi un rôle à jouer auprès de managers plus âgés pour les accompagner dans le management de ces nouveaux collaborateurs. —

Un climat social tendu, mais une bonne relation avec le manager

Les assistantes pensent que l’ambiance de travail s’est dégradée ces dernières années. Notons que c’est un phénomène général qui dépasse les métiers de l’assistanat. En revanche, la relation avec le manager reste bonne, voire s’améliore. On peut penser que managers et assistantes ont développé une bonne relation de collaboration qui résiste à la morosité ambiante.

Les fondamentaux du métier sont préservés

Les assistantes sont globalement satisfaites de leur situation et aspirent à davantage de responsabilités.

Elles voient les fondamentaux de leur métier préservés : rôle d’accueil, de coordination des informations et de la communication, de garant de l’organisation du manager et de l’équipe ainsi que de mémoire et de bras droit du manager.

La dimension humaine reste prépondérante. Les nouvelles formes d’organisation du travail (en mode projet, en transverse) auraient plutôt tendance à renforcer la dimension « communication » du métier. —

Des inquiétudes légitimes

Si les assistantes ont globalement une vision plutôt optimiste de l’avenir du métier, elles sont plus divisées sur la forme que ce métier pourrait prendre. Près d’une assistante sur trois pense qu’il pourrait bien être externalisé et évoluer vers le travail en indépendant.

L’avenir du métier préoccupe une assistante sur quatre. Elle le voit régresser vers des tâches administratives sans intérêt, évoluer vers un assistanat à deux vitesses (des « super-assistantes » et des « très exécutantes »), voire vers une mort lente.

Pour davantage de détails

Tous les résultats de l’enquête sur téléchargeables sur le site Cegos.

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Giselle Il y a 5 années

Je pense que ce métier est en voie de disparition à cause des entreprises et des recruteurs. Aujourd’hui le métier d’assistante de direction n’est ouvert qu’aux personnes ayant une expérience confirmée voire senior, du fait de la vision pour le entreprises de l’assistante de direction ( leurs préjugés) c’est pour cette raison que je déconseille très fermement aux jeunes étuidiants de choisir la voie du secrétariat puis en étude sup de choisir bts assistante de manager! Vous ne trouverez jamais un emploi. Fsites plutot des etudes en marketing, en commerce, communication, là vous aurez moins de difficulter à trouver un emploi.
Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, j’ai pu malheureusement constater que des personnes n’ayant aucune je dis bien aucune légitimité à exercer le métier d’assistante de direction, obtiennent ces postes ( du type une femme qui aura un bac+5 en droit et n’aura pas vraiment été assistante de direction) ce profil interessera plus que la personne qui aura une licence assistante de direction trilingue ou un bts qui elle a toute sa létitimité qui a fait ses études et a eu des expériences de cet ordre là! Cela veut dire que le métier d’ad n’est pas du tout reconnu et pire! Les autres ayant un parcours en total inadequation avec le métier ont le culot de nous voler notre métier que nous avons choisi. Et cela est le fait du recruteur des managers et des entreprises.

Et en même temps à coté ils veulent que le candidat correspondent à 100% vous avez bien compris le métier le plus lésé est celui de l’ad. Et je rajoute que le jour ou l’ad a envie de progresser vers un autre metier ou d’evoluer en prenant soin de se former, elle aura plus que du mal pour faire aboutir ce projet car des decisionnaires pourront mettre des bâtons dans les roues à l’ad.

Le métier d’ad c’est l’auberge espagnol tout le monde vient même les brebis galeuses… Parcontre l’ad elle, je le ne vas nulle part et pire elle ne peut plus exercer son métier.

Je fais partie de ses personnes qui se sont complètement tromper de voie en me disant que j’allais pouvoir exercer le métier que j’aime! Non trop naïve je suis c’est terminé, c’était avant.

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Léa Il y a 9 années

Bonjour

Pour répondre à Valérie : oui l’intérêt d’un travail varie d’une personne à une autre, en fonction de l’expérience notamment. Peut-on avoir le même intérêt à 20 ans ou à 40 ans pour le même travail ? Je ne pense pas. Quand on est motivé, qu’on a de l’ambition,des capacités, on a envie de voir autre chose. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

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Valérie Il y a 9 années

Bonjour
Le commentaire d’Ava m’amene cette question : qu’est ce qui rend un travail intéréssant?
J’avoue ne pas avoir la réponse même pour mon propre sort.

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Christine Harache Il y a 9 années

Ava, merci de votre commentaire.
Est-ce que ce que vous décrivez correspond au poste que vous occupez actuellement ?

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Ava Il y a 9 années

L’évolution du métier se fait mal : fini les super secrétaires de direction avec un seul patron. Maintenant les assistantes doivent assurer la gestion d’équipe de 120 personnes au niveau logistique : salles, réunion, matériel.. voyages divers, téléphone, accueil… plus plannings des principaux cadres.
Comment pouvoir assurer des tâches intéressantes ?
Le volume remplace les travaux faits par anticipation pour faciliter le quotidien du boss.
Le métier d’assistante est considéré depuis un certain nombre d’année comme non productif et à supprimer.
Cependant, c’est un métier où il y a encore beaucoup de demandes, mais effectivement, en tant qu’exécutantes.

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sandrine Il y a 9 années

en ce troisième jeudi du mois d’avril: bonne fête à toutes les secrétaires

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