Tout l’art de se mettre des bâtons dans les roues

Par le 27 janvier 2010

Mal gérer son temps, c’est facile, nous dit Yolande Gavrilot dans son ouvrage « Tout pour bien orchestrer son temps« .

On y trouverait même quelques petits bénéfices. D’où la difficulté à remettre en cause ces mauvaises habitudes qui nous procurent tant d’avantages. En effet, nos chers bâtons dans les roues nous permettent d’être aimé des autres, d’avoir avec eux des relations positives, d’être reconnu comme compétent et important et de savourer notre petite dose quotidienne d’adrénaline.

Gérer les obstacles

© Shutterstock

Mais en quoi consistent nos bâtons dans les roues ?

Durant notre enfance, nous recevons une foule de messages émanant de notre environnement : nos parents et notre entourage. Ces messages nous indiquent comment nous comporter et comment agir au quotidien. Une fois adulte, nous avons tout naturellement tendance à nous fier à ces conseils pour faire nos choix.

Certains messages sont positifs, ils nous permettent de nous contruire dans la sérénité. D’autres nous contraignent et vont à l’encontre de nos intérêts et de notre bien-être. Ce sont nos bâtons dans les roues.

Les sept principaux bâtons dans les roues

 

  1. « Gentil, tu dois être »
    Le dévouement aux autres, à leurs demandes et sollicitations est plus important que tout le reste. La crainte de déplaire, de ne satisfaire l’autre guide tous les choix. La personne peine à s’affirmer et à gérer ses priorités.
  2. « Dans le plaisir, tu dois être »
    « Il est important de se faire du bien ». Telle pourrait être la devise de cette personne. Elle prend les choses comme elles viennent et pense qu’elle trouvera toujours un moyen de s’en sortir quelle que soit la situation. Un tel point de vue ne l’incite pas à s’organiser, à anticiper, ni à gérer les priorités.
  3. « Rapide, tu dois être »
    L’important, c’est de produire un maximum de choses en un minimum de temps. La crainte de cette personne est d’être perçue comme quelqu’un de lent. C’est pourquoi elle s’engage sur des délais irréalistes.
  4. « Hésitant, tu dois être »
    Il est indispensable de bien prendre son temps avant de décider. Quand cette personne a finir par choisir une option, elle se dit que finalement, ce n’est peut-être pas la bonne.
  5. « Efficace, tu dois être »
    Pas de temps mort dans l’emploi du temps. Pas de pauses, pas de temps d’échanges avec les collègues. A peine une activité terminée, cette personne se plonge dans la suite. Perfection, rigueur, organisation, tels sont les mots d’ordre. Certains ajouteraient : manque de souplesse et de flexibilité.
  6. « Méticuleux, tu dois être »
    Cette personne est dotée d’un regard perçant pour identifier ce qui ne va pas et que personne n’avait remarqué. Elle est très attachée à la perfection qu’elle traque dans ses moindres détails. Elle va passer beaucoup de temps à faire et refaire recherchant plus une satisfaction personnelle qu’une efficacité professionnelle.
  7. « Solitaire, tu dois être »
    Cette personne ne compte que sur elle pour s’en sortir. Si on lui a confié un travail, c’est à elle et à elle seule de se débrouiller. D’où sa difficulté à faire appel à l’aide des autres.

Comment s’y prendre pour retirer les bâtons de nos roues

Evidemment, on ne va pas très loin avec de tels bâtons dans les roues. Heureusement, on peut trouver en soi des ressorts positifs qui vont nous aider à retirer les bâtons. Ce sont des permissions que l’on se donne à soi-même. En voici quelques exemples.

  1. « Gentil, tu dois être »
    Je saisis des occasions pour me faire respecter et faire respecter mes missions.
  2. « Dans le plaisir, tu dois être »
    Je détermine les objectifs à atteindre. J’organise la réalisation des activités en les planifiant.
  3. « Rapide, tu dois être »
    J’estime les délais nécessaires pour réaliser mes activités.
  4. « Hésitant, tu dois être »
    Choisir, ce n’est pas renoncer. C’est m’engager dans un choix réfléchi et donc une option viable. Alors, j’y vais !
  5. « Efficace, tu dois être »
    Je suis encore plus efficace si je m’autorise à faire des pauses, à me reposer et à m’accorder le temps de prendre du recul.
  6. « Méticuleux, tu dois être »
    J’apprends à accepter les erreurs. Je me centre sur l’objectif de la tâche à réaliser. Je demande et me demande « quel est le résultat attendu ? »
  7. « Solitaire, tu dois être »
    Je m’autorise à utiliser les compétences des collègues.

L’ouvrage

« Tout pour bien orchestrer son temps » de Yolande Gavrilot est paru chez Eyrolles. L’ouvrage nous propose de prendre conscience de notre rapport au temps, de nous organiser et de gérer nos priorités, de travailler avec une équipe et de vivre en harmonie avec soi et les autres.

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