Quel rôle pour l’assistant(e) dans les nouvelles formes d’organisation du travail ?

    Par le 18 septembre 2017

    Bureau 3.0, flex office, co-working, télétravail, nomadisme, digitalisation, travail « en mode projet »… Les métiers de l’assistanat doivent une fois encore muer afin de coller aux nouvelles façons de travailler. Il faut désormais repenser son poste autour des nouvelles organisations du travail auxquelles nos managers et nous-mêmes sommes soumis.

    Qu’est ce qui change ?

    Sont impactés par les NFDT (nouvelles formes d’organisation du travail) : l’espace physique de travail, les nouvelles technologies, la culture de travail ainsi que l’organisation et le management. Cela implique notamment des modifications sur le rapport au temps et à l’information ou bien l’articulation des journées de travail puisque nous basculons dorénavant très rapidement d’un projet à un autre.

    Par ailleurs, la formule :  « 1 assistant(e) à 1 patron à 1 bureau » disparait au profit de la formule => « 1 assistant(e) à plusieurs managers à 1 espace de travail partagé ».

    Une fonction chahutée dans son contenu et ses contours

    Les frontières sont devenues poreuses. Les lignes bougent et s’enlacent entre la sphère professionnelle et la sphère personnelle. Plus surprenant, certains terrains deviennent désormais communs aux assistant(e)s salarié(e)s et aux assistant(e)s indépendant(e)s.

    Nombre de pré requis traditionnellement dédiés aux freelances s’appliquent désormais aussi aux salarié(e)s. Dans le désordre : l’hyper-autonomie, les capacités à se retourner/renouveler, à négocier, à s’auto-former en temps réel, la liste est longue et non-exhaustive.

    Lors de mes audits, je croise de plus en plus d’assistant(e)s salarié(e)s exerçant au sein de l’entreprise comme des freelances. Ils/Elles se déplacent, ordinateur et téléphone portables en main, à la recherche de leur manager, lui-même en quête d’un espace de travail éphémère. J’ai occupé mon premier poste en entreprise en 1989 et suis témoin aujourd’hui de situations qui seraient passées à l’époque pour de la science-fiction.

    Gare aux injonctions contradictoires, assistant(e)s, prenez le lead !

    En conclusion, la fonction assistant(e), longtemps considérée comme exécutante, est maintenant sommée d’aller bien au delà.

    Les managers souhaitent, je cite : « un(e) véritable collaborateur/trice » totalement impliqué(e) et qui travaillera « en mode projet ». Un enjeu majeur pour l’assistant(e) sera donc aussi de clarifier les besoins des managers et de s’assurer que les moyens d’aller « bien au delà » lui sont donnés. L’assistant(e) aura ainsi en charge d’accompagner ses managers dans le changement de sa fonction à lui/elle.

    Vaste programme… Cependant, ces turbulences laissent distinctement entrevoir de très belles opportunités pour retrouver la place de choix qui est normalement celle de l’assistant(e), maillon indispensable dans la vie d’une entreprise.


    Cegos vous recommande sur le sujet la formation Cegos : Assistant(e), clé de voûte de l’efficacité du service.

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    Sylvie Seksek

    Sylvie Seksek Il y a 2 mois

    NB : je souhaite préciser que les recommandations de formations Cegos ne figuraient pas initialement dans ce billet. Elles ont été ajoutées par et sur initiative unilatérale de Cegos

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