Assistant(e)s et office managers, ce que vos CV disent de vous

    Par le 12 septembre 2017

    Le fond ou la forme ? Les deux, mon capitaine ! Certes… cependant, si le fond est crucial car il illustre la substance, nul n’ignore que l’on peut faire dire ce que l’on veut à un CV. Une marge est donc tacitement tolérée entre ce qui est déclaré sur le CV et « le réel », dont chacun aura sa perception. Dans tous les cas, le CV est une prise de contact et sera validé, complété, modulé par la lettre de motivation et l’entretien qui suivra.

    Concernant la forme du CV, l’effet sur le lecteur est immédiat et les répercussions peuvent être sévères.

    J’ai été conviée il y a peu par un spécialiste du reclassement, afin de donner mon avis sur l’adéquation des profils dont il a la charge avec le marché.

    En toute logique, mon interlocuteur s’est attaché à valoriser le contenu des CV. De mon côté et au vu du nombre de ceux-ci, j’ai spontanément focalisé sur le visuel, la forme, afin de faire un premier tri.

    J’ai alors constaté que nombre d’expériences riches étaient desservies par des CV présentant des maladresses de forme. Absence de titre, présentation pas ou peu harmonieuse, titres de postes inconnus du grand public (attention au jargon d’entreprise et aux anglicismes superflus !), voire quelques fautes d’orthographe, sont autant de failles qui pénalisent une candidature.

    Souvenons-nous que les prérequis pour un(e) assistant(e) ou un(e) office manager sont les compétences d’organisation, de gestion des priorités, de rigueur et de discernement. Le style du CV doit donc refléter voire incarner ces qualités. A ce sujet, je vous recommande la formation Cegos : Renforcer ses compétences en synthèse écrite.

    Ainsi, une photo disproportionnée est incongrue lorsqu’on postule à un poste exigeant de la discrétion. De même qu’un manque de cohérence dans les titres de postes jalonnant notre carrière éveillera les soupçons du recruteur. A titre d’exemple, des allers-retours entre des postes de management et des postes d’exécution pure (dans ce cadre, éviter l’emploi abusif de termes de management si ceux-ci sont contredits par le détail du poste occupé).

    Bien entendu, ces maladresses ne présagent pas d’un mauvais candidat et si le cv est étudié individuellement, cela ne sera pas nécessairement bloquant. En revanche, noyé parmi d’autres CV et à compétences égales, le CV bien présenté l’emportera.

    Astuce : prendre exemple sur les CV anglophones. Un style sobre et des retraits de paragraphes qui font ressortir l’information. Sans oublier, en tête de CV, deux ou trois lignes résumant ses capacités et motivations afin d’avoir immédiatement une idée plus précise de la personne que nous sommes et de ce que nous recherchons.

     

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    carole Il y a 7 jours

    merci de nous partager cette expérience

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    Nicole Il y a 7 jours

    Quand on reçoit un CV où le titre est Cirriculum Vitae et que la personne note très bonne maîtrise en 5 langues, en effet, cela rebute (c’est du vécu et mon chef l’a directement mis dans la pile des candidatures non retenues)… 🙂

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    Mylène Il y a 7 jours

    De petits rien peuvent vraiment faire la différence ! une faute d’orthographe, un style un peu « vieillot », une mise en page approximative, pour un poste d’assistante de direction, ça ne pardonne pas. Il est effectivement primordial de dénoter par rapport aux autres candidatures, mais dans le bon sens. Un cv et une lettre de motivation bien construite, avec une mise en page impeccable, et sans fautes se fera déjà remarquée sans aucun doute !
    Bravo pour votre article, tout y est.

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    Tanya Il y a 1 semaine

    Merci Sylvie pour ces precirux conseils !

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